
Quand je reviendrai, nous serons déjà avec un 9 tout neuf, rond comme un œuf. Sur le plat, en omelette, ou brouillé... peu m'importe, pourvu qu'il ait le même goût que le 8....voire même plus savoureux encore...Est-ce possible ?
Deux heures résonnent au cadran de mes délires
Puis je descends la pente minute après minute
Je m’accroche aux secondes
J’me les mange une à une
Je me gave de ce temps sans jamais défaillir
Je me laisse transporter, et puis je percute
La minute suivante qui me joue une tite ronde
Je la vois me vieillir sans aucune rancune
Un petit remontant au bout de la descente
Viendra me propulser vers mon proche futur
Mon Ascenseur pour la prochaine heure
Je suis l’alpiniste qui grimpera ton sommet
Difficile ascension que cette rude pente
J’ai de la résistance, ma volonté perdure
Et si… soudainement une panne de secteur
Venait stopper mon unique projet.
http://altphotos.com/Gallery.aspx?a=Photo&photoid=345842
Tu es mon plus beau cliché,
Une image en multicolore
Un poster sur tous les murs de mes pensées
Tu es ma lumière d’un instantané d’été
L’ombre portée du soleil de mes joies
Mon objectif ouvert en plein zoom
Sur tes paysages en visée
J’ai ton cadre en ligne de mire
Son d’un souffle sans humeur
Écho insoutenable des pensées qui se choquent,
Battement incessant des tambours du corps,
Je te fuis, et tu me trouves
Rêves improbables des idées qui se noient.
Ami espéré des journées de tempête.
Des nuits de tourmente, des instants d’affolement.
Je te trouve et tu me fuis.
Il parait que demain,
Ou peut-être après demain
Enfin un de ces matins
J’aurai pris un an de plus
Et des tics et des tocs
Et certainement bien plus
Il parait que demain
Ou peut-être après demain
Enfin un de ces chagrins
J’aurai perdu la force
Et des larmes, et des peurs
Qui font courber le torse
Il parait que demain
Ou peut-être après demain
Enfin un de ces destins
J’aurai vu toutes mes peines
Et mes craintes, ma folie
S’agiter dans mes veines.
Il parait que demain
Ou peut être ou jamais
Enfin du moins j’l’espère
Sera mieux qu’un d’ces jours
Je me rappelle de toi
Une dizaine d’année déjà
Tu étais mon meilleur ami
Du moins, je le croyais.
On se retrouvait tous les soirs,
Je goûtais à tes plaisirs,
Tu me transportais vers d’autres airs
Tu m’évadais de mes tristesses.
Et puis un jour, je t’ai quitté,
Je t’ai fermé ma porte,
Ne plus vivre avec toi
Ne plus vivre grâce à toi
Accepter de souffrir,
Affronter le réel, seule.
Me détacher de cet amour sournois
**
Parfois je te retrouve
Tu m’accompagnes, pour une soirée,
Quelques rencontres agréables
Je garde en moi cette méfiance
Je sais combien tu peux être mauvais
Et profiter des instants de déroute
Pour venir t’incruster dans mon monde.
Tu en as conquis plus d’un ce soir là,
Tu étais le roi de la fête,
On t’honorait à chaque tablée
Comme eux, je me suis laissée prendre,
J’ai accepté tes bras, t’ai embrassé à pleine bouche
Je t’ai laissé saouler mon corps et mon âme.
Tu m’a fais chavirer.
Et puis je t’ai quitté en plein milieu de la nuit
Je t’ai rejeté et laissé à ces autres.
**
Quel difficile réveil, une barre dans la tête
Telle une enclume accrochée à mon crâne.
Je t’ai maudit, injurié de tous les noms
Comment ai-je pu te laisser faire ?
Comment ai-je pu me laisser séduire ?
Je t’ai aimé hier, je te déteste aujourd’hui.
**
Je me rappelle de toi
Une dizaine d’année déjà
Tu as tenté de me tuer
Je ne t’ai pas laissé faire
Tu étais mon ennemi
J’ai mis du temps à le comprendre
Et si je baisse ma garde quelques soirs
Jamais je ne te laisserais reprendre ma vie.
Je connais tellement ce venin qui sort de tes bouteilles.
Photo : http://altphotos.com
Plus jeune,
Je rêvais d’être grande,
Je voulais un p’tit frère,
Je fréquentais une bande,
J’me roulais dans la terre.
Enfant,
Je voulais bien d’un chien,
Puis d’un chat et d’une vache,
Je riais pour un rien,
J’aimais jouer à cache-cache.
Ado,
Je souhaitais être libre,
J’adorais mon vélo,
Je lisais plein de livres,
Je n’jouais plus au légo.
20 ans,
Je croyais aux toujours,
J’me pensais tolérante,
Je suivais mon parcours,
Mais bien trop impatiente.
Demain,
Je regarde vers hier,
Je souris à mes rêves,
Je suis parfois très fière,
Mes désirs sont ma sève.
Rencontre de deux mondes,
Deux idéaux, deux conceptions
Pour ne faire plus qu’un seul.
Se fondre dans le paysage,
Se noyer dans la foule
Réunion d’un même peuple
Autour de l’édifice
Oubli des différences,
Complémentarité.
L’ancien et le nouveau,
L’ancêtre et sa descendance
Rencontre de deux rêves.
Tu es mon armistice,
Je brandis mon drapeau blanc
Pour une paix tout en extase.
Fais de moi ta prisonnière,
Ton trésor de guerre.
Je grave ton monument
De mes humeurs amoureuses
Je veux grimper tous tes sommets
Ranger mes blessures au placard
Et construire nos demains.
(Réponse au guerrier de mon cœur)
Combien de mains sont passés sur ton corps ?
Combien de longueur de couloir parcourue ?
Toujours les mêmes rayons, le même parking
Toute une vie de routine à porter charges lourdes
Puis ce dernier voyage, espérance d’autre chose
Un autre monde, un nouvel horizon...
Le dernier chargement, le dernier travail
Jusqu’à ce bord de Seine, cette plage d’algues vertes
Te caressant les dos, le ventre et tes entrailles
Abandonné des hommes et livré à toi-même,
Incapable de te redresser, et rouler à nouveau
Sur tes quatre pattes à la découverte de ce monde
Qui t’a tant fait souffrir.
Un jour, ils viendront te chercher,
Un jour, tu sentiras la pince te soulever,
Un jour tu retrouveras tes frères dans une de ces cités
Dans un de ces mouroirs pour ferrailles rouillantes.
Je ne sais pourquoi en te voyant là,
Moisir dans cette eau sale,
Je pense à ces hommes et ces femmes
Qui, après une vie de labeur,
Se retrouve à rouiller
Abandonnés du monde
Jusqu’à l’heure finale.
Où sont passés ces enfants qui hier encore, jouaient sur un coin de bitume.
Où sont passés ceux qui du haut de leur balcon, qui penchés à la fenêtre, regardaient ce monde tourner.
Où sont ces rayons de lumière qui éclairaient nos verres posés sur la terrasse.
Enfuis ces milliers de petites étincelles sur le fleuve.
Évanouis les vêtements flottants, les promenades jusqu’à tard, les bonnes résolutions, les concerts en plein air, les humeurs joyeuses dès le lever du jour.
Grisaille tu colores nos pensées de ta mélancolie.
Crachin tu déposes sur nos âmes ta fine couche de déprime.
Novembre tu prépares nos êtres à accueillir l’hiver qui frappe à notre porte.
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Photo : Sophie.P |
Effleure mes émois,
Touche de ta tendresse mon cœur
Effleure en douceur
Mon âme de Ton amour
Pénètre mon corps
Parcoure mes paysages
De tes mains, de ton souffle
Voyageur de mes sentiments
Explorateur de mes désirs
Que perdure cette ballade
A deux mains, à deux doigts.
Comme nous chantait maxime…
« Comme un arbre dans la ville,
Entre béton et bitume,
Pour pousser je me débats »
Quel est ce courage ?
Quelle est cette volonté
Qui nous pousse nous aussi,