
Je me rappelle de toi
Une dizaine d’année déjà
Tu étais mon meilleur ami
Du moins, je le croyais.
On se retrouvait tous les soirs,
Je goûtais à tes plaisirs,
Tu me transportais vers d’autres airs
Tu m’évadais de mes tristesses.
Et puis un jour, je t’ai quitté,
Je t’ai fermé ma porte,
Ne plus vivre avec toi
Ne plus vivre grâce à toi
Accepter de souffrir,
Affronter le réel, seule.
Me détacher de cet amour sournois
**
Parfois je te retrouve
Tu m’accompagnes, pour une soirée,
Quelques rencontres agréables
Je garde en moi cette méfiance
Je sais combien tu peux être mauvais
Et profiter des instants de déroute
Pour venir t’incruster dans mon monde.
Tu en as conquis plus d’un ce soir là,
Tu étais le roi de la fête,
On t’honorait à chaque tablée
Comme eux, je me suis laissée prendre,
J’ai accepté tes bras, t’ai embrassé à pleine bouche
Je t’ai laissé saouler mon corps et mon âme.
Tu m’a fais chavirer.
Et puis je t’ai quitté en plein milieu de la nuit
Je t’ai rejeté et laissé à ces autres.
**
Quel difficile réveil, une barre dans la tête
Telle une enclume accrochée à mon crâne.
Je t’ai maudit, injurié de tous les noms
Comment ai-je pu te laisser faire ?
Comment ai-je pu me laisser séduire ?
Je t’ai aimé hier, je te déteste aujourd’hui.
**
Je me rappelle de toi
Une dizaine d’année déjà
Tu as tenté de me tuer
Je ne t’ai pas laissé faire
Tu étais mon ennemi
J’ai mis du temps à le comprendre
Et si je baisse ma garde quelques soirs
Jamais je ne te laisserais reprendre ma vie.
Je connais tellement ce venin qui sort de tes bouteilles.