vendredi 21 novembre 2008

En attendant un titre

Photo : http://altphotos.com

Plus jeune,

Je rêvais d’être grande,

Je voulais un p’tit frère,

Je fréquentais une bande,

J’me roulais dans la terre.

Enfant,

Je voulais bien d’un chien,

Puis d’un chat et d’une vache,

Je riais pour un rien,

J’aimais jouer à cache-cache.

Ado,

Je souhaitais être libre,

J’adorais mon vélo,

Je lisais plein de livres,

Je n’jouais plus au légo.

20 ans,

Je croyais aux toujours,

J’me pensais tolérante,

Je suivais mon parcours,

Mais bien trop impatiente.

Demain,

Je regarde vers hier,

Je souris à mes rêves,

Je suis parfois très fière,

Mes désirs sont ma sève.


mercredi 19 novembre 2008

Pause nature

Photo : Luc.G

Au pied de l'arbre..
Sentir et savourer,
Silence et repos...
Effacer les bruits de la ville
Les mouvements de foule,
Les odeurs agressives...
Juste là, assise sur ce banc.

lundi 17 novembre 2008

Voyage interstellaire

Photo : Sophie.P

Traînée de lune dans mon espace,

Poussière d’idée sur ma planète

Je gravite autour d’une nébuleuse

Comète qui s’approche de ma terre

Je garde la tête dans mes étoiles

Je tourne autour de ton soleil

Mon univers n’est qu’un infini

De toi.

Union

Rencontre de deux mondes,

Deux idéaux, deux conceptions

Pour ne faire plus qu’un seul.

Se fondre dans le paysage,

Se noyer dans la foule

Réunion d’un même peuple

Autour de l’édifice

Oubli des différences,

Complémentarité.

L’ancien et le nouveau,

L’ancêtre et sa descendance

Rencontre de deux rêves.


Photo : Sophie.P

dimanche 16 novembre 2008

Songe d'une nuit d'hiver
















Photo : Sophie.P

Je me souviens de cette nuit,
Surprise dans un de mes songes,
Je me souviens, tu es celui,
Qui adoucit et qui prolonge
Mes nuits, mes rêves et mes désirs.
Tu me parlais de nos envies,
De nos folies, de nos élans,
De nos promesses, de nos défis,
Qu’il fallait vivre au présent.
Je t’ai suivi avec plaisir

mercredi 12 novembre 2008

Mon armistice à moi


Tu es mon armistice,

Je brandis mon drapeau blanc

Pour une paix tout en extase.

Fais de moi ta prisonnière,

Ton trésor de guerre.

Je grave ton monument

De mes humeurs amoureuses

Je veux grimper tous tes sommets

Ranger mes blessures au placard

Et construire nos demains.


(Réponse au guerrier de mon cœur)

Ma guerre à moi


dimanche 9 novembre 2008

Une vie de labeur

Photo : Sophie.P

Combien de mains sont passés sur ton corps ?

Combien de longueur de couloir parcourue ?

Toujours les mêmes rayons, le même parking

Toute une vie de routine à porter charges lourdes

Puis ce dernier voyage, espérance d’autre chose

Un autre monde, un nouvel horizon...

Le dernier chargement, le dernier travail

Jusqu’à ce bord de Seine, cette plage d’algues vertes

Te caressant les dos, le ventre et tes entrailles

Abandonné des hommes et livré à toi-même,

Incapable de te redresser, et rouler à nouveau

Sur tes quatre pattes à la découverte de ce monde

Qui t’a tant fait souffrir.

Un jour, ils viendront te chercher,

Un jour, tu sentiras la pince te soulever,

Un jour tu retrouveras tes frères dans une de ces cités

Dans un de ces mouroirs pour ferrailles rouillantes.

Je ne sais pourquoi en te voyant là,

Moisir dans cette eau sale,

Je pense à ces hommes et ces femmes

Qui, après une vie de labeur,

Se retrouve à rouiller

Abandonnés du monde

Jusqu’à l’heure finale.


samedi 8 novembre 2008

Prémices

Photo : http://www.altphotos.com


Où sont passés ces enfants qui hier encore, jouaient sur un coin de bitume.

Où sont passés ceux qui du haut de leur balcon, qui penchés à la fenêtre, regardaient ce monde tourner.

Où sont ces rayons de lumière qui éclairaient nos verres posés sur la terrasse.

Enfuis ces milliers de petites étincelles sur le fleuve.

Évanouis les vêtements flottants, les promenades jusqu’à tard, les bonnes résolutions, les concerts en plein air, les humeurs joyeuses dès le lever du jour.

Grisaille tu colores nos pensées de ta mélancolie.

Crachin tu déposes sur nos âmes ta fine couche de déprime.

Novembre tu prépares nos êtres à accueillir l’hiver qui frappe à notre porte.

mardi 4 novembre 2008

Travaux manuels

Photo : Sophie.P
Touche du doigt ma peau,

Effleure mes émois,

Touche de ta tendresse mon cœur

Effleure en douceur

Mon âme de Ton amour

Pénètre mon corps

Parcoure mes paysages

De tes mains, de ton souffle

Voyageur de mes sentiments

Explorateur de mes désirs

Que perdure cette ballade

A deux mains, à deux doigts.


dimanche 2 novembre 2008

Terre promise


photo : Sophie.P

Comme nous chantait maxime…

« Comme un arbre dans la ville,

Entre béton et bitume,

Pour pousser je me débats »

Quel est ce courage ?

Quelle est cette volonté

Qui nous pousse nous aussi,

Un jour,


photo : Sophie.P

A grandir malgré les coups,

A survivre à nos blessures,

A respirer ces airs impures,

A sourire par mauvais temps.

Chaque feuille qui tombe

Brindille sur le sol

Ne demande qu’à renaître

Aux futures saisons.


samedi 1 novembre 2008

distorsion symphonique

photo : Sophie.P

Pierre de lune en apesanteur dans la boite.

Parois frappées de mille coups,

De gauche à droite,

Jusqu’au plafond.

Jet de douleur, éclat de cervelle

Tintamarre tenace d’un tambour incessant.

Absorber le liquide, avaler la granule

Et ne plus espérer qu’un réveil mélodieux


dimanche 19 octobre 2008

Inspiration...

Photo : Sophie.P
Flou artistique dans un cerveau en veille

Panne de neurones en quête d'un éclair
Mots anesthésiés, phrases inachevées, idées désordonnées
Rêves en suspens...
Pouvoir d'un cœur qui bat à toute vitesse
Puissance des sentiments, énergie spontanée,
Élans incontrôlables d'un muscle qui s'emballe
Rêves éveillés...

samedi 11 octobre 2008

Batailles...

Photo : Sophie.P

Je n’ai vécu aucune guerre et je n’ai pas ces mêmes terribles images qui hantent l’esprit de millions de personnes sur cette terre…..et pourtant… j’ai combattu souvent!

Tout a commencé par cette naissance non désirée et cette lutte sans fin pour se faire accepter.
Puis j’ai participé aux guerres de petits pois lancés à la petite cuillère dans les salles de réfectoire.
J’ai usé d’une guerre psychologique avec ma mère pour obtenir de porter les mêmes chaussures que ma sœur ou pour avoir le dernier jouet à la mode.
J’ai lutté contre des boutons pour que jamais ils ne me laissent sur la peau d’ignobles cratères d’obus.
Je me suis battue contre des parents qui disent non et qui forcément ne comprennent jamais rien.
J’ai enfin réussi à dire STOP ! à ce mal qui me brisait le corps et l’âme au fil du temps.
J’ai gagné ma guerre d’indépendance lorsque je me suis faite jeter du cocon familial.
Puis il y a eu ces 8 mois de guerre du couple qui ne s’entend plus et qui jette aux ordures en quelques semaines des années de bonheur.
J’ai combattu mes idées noires, j’ai rangé au placard mes dépressions et mes bouteilles d’alcool qui rongeaient peu à peu mes derniers espoirs.
Puis plus tard encore sont venues les guerres des nerfs contre des patrons et responsables toujours prêt à m’enliser au profit de leur ascension sociale.
Je me suis mise à parler plus fort toutes les fins de mois pour couvrir le son d’un ventre qui gronde….

J’ai lutté, combattu, et parfois avec pour seule arme ma volonté et mon goût d’avancer. Je n’ai pas toujours gagné mais le fait d’avoir survécu me donne la force de me battre encore contre les mauvais coups du sort.

jeudi 9 octobre 2008

Avec le vent du nord...

Photo : Sophie.P

30 airs et beaucoup plus, 30 années bercées par ces paroles

Et quelques mots, quelques phrases qui rythment ma vie au fil des saisons.

Les mélodies s’enchaînent dans ma tête

Et jamais, non jamais, je ne peux m’éloigner de chez moi sans quelques morceaux dans mes oreilles.

30 ans déjà…. Et quelques 30 chansons plus tard… je m’endors non pas sur le port d’Amsterdam mais sur les bords de seine, paisible en comptant la mesure.


mardi 7 octobre 2008

renaissance

Nombril fébrile, immobile
Ile abandonnée
A mes doigts agiles
Profondeur sacrée
Sombres chaleurs,
De mes frayeurs passées.




Ouvre-toi, offre lui la douceur
Combat toutes les pudeurs
Brave tes interdits
Touche moi en plein cœur
Sors-le de sa torpeur

Photo : Sophie.P

mercredi 1 octobre 2008

En crise !


Crise ! Crise ! Crise ! Nos mondes sont en crise ! Plus rien ne va, tout le monde s’affole, discute, s’inquiète. Morosité ambiante à tous les coins de rue.

Et pendant ce temps, je crise de ne pouvoir rejoindre celui qui me donne mes joies du quotidien, celui qui obsède mes jours et mes nuits.

Peut-être devrais-je faire un communiqué sur toutes les télévisions

Peut-être devrais-je serrer ma ceinture tellement fort que je puisse me laisser transporter par une aile d’oiseau jusqu’à lui.

Peut-être devrais arrêter de me plaindre et me contenter de savourer le bonheur d’aimer et d’être aimé.


Page blanche

Ecrire… noircir la page, pour ne rien dire, pour exprimer, se dévoiler
Se perdre dans les mots, délier nos pensées, parler à demi-mot, suggérer, inventer, se raconter.
Ecrire… se libérer, évacuer, partager, oser dire, ne pas oublier.
Pour soi même avant tout, pour les autres peut-être, au hasard des visites.
Combien d’écrits ai-je mis de côté, au placard, enfouis au fond de moi. Combien de fois mon âme n’a pu remplir cette page blanche de toutes mes impudeurs. Longtemps je me suis cachée, longtemps, j’ai protégé mes mots jusqu’à… Internet.



Photo Sophie.P
La belle affaire ! Être lue, découverte, mise à nu par quelques inconnus. Ne plus avoir peur de dire, du ridicule et des mots assassins. Se sentir libre de dire, partir à la découverte et pourtant… cette toile où fourmillent d’innombrables âmes, de multiples possibilités me laissent parfois l’impression d’un mur de graffitis où chacun laisse une trace, s’exprime en même temps et très vite j’attrape le tournis.
Serai-je déjà blasée du net après ces 8 ou 9 ans de pratique ?


lundi 29 septembre 2008

Issue

Photo : Sophie.P


Lumière glauque d’une sortie de secours

Béton froid d’un escalier morose

S’en sortir au plus vite

Dévaler toutes les marches

Ne pas se retourner

Espérer la lumière

Celle du jour et de la lune

Et fuir au plus vite

Nos humeurs brumeuses


dimanche 28 septembre 2008

Témoin

Photo : Sophie.P

J’ai puisé au fond de ce puits
Les énergies et les espoirs
Du temps où ma vie
N’était que joies et insouciance

Te souviens-tu vieille ridée
De ces enfants-là ?
De ceux qui te rendaient visite
Plus par curiosité que par envie ?
Te souviens-tu de cette femme
A qui tu as brisé jeunesse ?

Tu as fini comme ton vieux puits,
Abandonnée des hommes
Et tes entrailles servent d’engrais
Aux racines des arbres.
Comme ce vieux puits
Ta méchanceté s’est fissurée
Et d’os en en os tu t’effrites
Comme lui de pierre en pierre

Mais lui, témoin du temps passé,
Un jour peut être,
Trouvera-t-il une bonne main
Pour lui offrir un second souffle
Lui, dont il n’a toujours jailli
Que vie et fraîcheur sans faillir
Alors que toi, du fond de ton tombeau
Nous t'y laisserons à jamais enterrée
A jamais oubliée par les hommes

samedi 27 septembre 2008

Tu es...

Tu es toutes mes saisons,

Quand l’été se fane,

Tu m’éclaires de tes couleurs automnales


Tu es toutes mes secondes,

Quand le temps nous fait défaut

Nous inventons de nouveaux instants


Tu es toute ma musique

A l’unisson, nos âmes chantent

Et nos cœurs dansent


Tu es toutes mes raisons,

Quand la vie se fait crasse

Tu es mon chasseur de cauchemars


Photo : Sophie.P

vendredi 26 septembre 2008

Fatiguée

Lessivée,
Ratatinée,
En bouillie,
Abrutie,
Epuisée,
Vidée

Juste une envie,
Le goût de me lover dans tes mots,
Dans tes bras
L’envie de me laisse aller
A ta peau, ton odeur
Et ne plus réfléchir
Ne plus penser
Juste aimer.

dimanche 21 septembre 2008

Festival

Photo :Sophie.P

Aux premières loges d’un spectacle inoubliable,

nous aurions voulu que jamais il ne cesse.

L’automne a eu raison notre scène.

Peu à peu, au rythme des feuilles qui tombent,

les témoins de nos longues répliques se rangent.


Elles attendent sagement notre prochain festival…

Qui je l’espère n’attendra pas les odeurs de l’été.



dimanche 14 septembre 2008

Photo : Sophie.P
Sur la banquette avant
un jour de fête
je m'agite au volant
de ta vieille carcasse

j'absorbe le bitume
comme une bonne routière
sur ta peau de velours
de ton siège duv'teux

Sur la banquette avant
un jour de fête
je m'agite au levier
et active le turbo

j'agite les pédales
astique tes cylindres
et file à vive allure
à te faire hurler... de plaisir

ps: désolée d'avoir dénaturé un belle poésie...(mais pas tant que ça finalement)